Le troisième âge correspond au criticisme de Kant lui-même; c'est l'âge de "la maturité de la raison". Kant élabore ici un système non plus des concepts mais des principes de l'entendement. Un « objet » étant ici entendu comme tout concept ou toute personne à laquelle on peut attribuer une qualité (ou prédicat). Ce sont pour Kant les seuls jugements qui sont, à proprement parler, producteurs de connaissance. Kant ne fait que distinguer le phénomène de «l’objet apparent ». Kant part des connaissances au-dessus de toute controverse (Logique, Mathématique, Physique) dont l'objet est de déterminer des objets absolument a priori. Avant d'apparaître comme tel ou tel objet encore faut-il qu'il satisfasse à la condition d'objet possible en général. Introduction Le fait que les 100 thalers réels existent n'ajoute rien à leur concept : leur concept ne reçoit pas une propriété supplémentaire de par leur existence réelle dans la poche d'un individu ; l'existence n'est donc pas une propriété qui s'intègre "réellement" ou "objectivement" au concept de "100 thalers", l'existence (nécessaire ou même contingente) est seulement un certain rapport posé par le jugement entre le concept "cent thalers" et le phénomène (intuitionné par celui qui pose le jugement de la réalité des cent thalers). L’Introduction de 1787 reproduite dans la présente édition est la voie royale pour entrer dans cette œuvre cathédrale. Je ne m’arrêterai pas à clarifier des concepts aussi aisément compréhensibles. Kant précise ici que la raison pure a une double fonction. Le champ de bataille où se livrent ces combats sans fin, voilà ce qu'on nomme la Métaphy-sique. Si un concept doit s'appliquer à une multiplicité d'objets, l'espace ne peut s'appliquer qu'à lui-même. Le deuxième âge est constitué par l'empirisme, et il est notamment "illustré" par Hume et Locke. Ce passage de la Critique de la raison pure a une signification toute particulière car les contradictions internes et insolubles des deux premières antinomies constituent pour Kant la preuve même de la validité de sa "révolution copernicienne" tandis que la résolution de la question « comment sont possibles les jugements synthétiques a priori » en constitue, en arrière fond, la seule réponse positive définitive possible. I. Bitonti, préf. Comment se fait-il que les catégories sans lesquelles nous ne pouvons pas penser, se trouvent convenir aux objets donnés par l'intuition ? Cette exposition se déroule en cinq points : L'espace n'est pas pour Kant un concept tiré de l'expérience. Mais cette prédication ne se fait pas directement : on subsume d'abord une première proposition (« Socrate est un homme ») sous une proposition d'extension plus générale (« les hommes sont mortels ») au moyen d’une troisième proposition intermédiaire (ici : « Socrate est mortel »). une substance inconditionnée (ce sera l’âme : cf. Le temps est une « forme pure de l'intuition sensible », pas un « concept discursif »[46]. Plus profondément Kant écrit « Il s'agit de savoir s'il ne faut pas admettre (d'abord) aussi des concepts a priori comme conditions qui seules permettent non d'intuitionner mais de penser quelque chose comme objet en général, car alors toute connaissance empirique des objets est nécessairement conforme à ces concepts, puisque sans leur supposition rien n'est possible comme objet de l'expérience »[54]. Après avoir observé la contingence du monde, l'argument cosmologique doit poser l'existence d'un être nécessaire ; il est alors obligé de recourir à l'argument ontologique, qui déduit du "concept" de Dieu qu'il existe. Ceci est encore plus clair lorsqu’on se rappelle que traditionnellement le but fondamental de cette discipline est de prouver l’immortalité de l’âme, preuve qui ne peut être qu’a priori. Thalès est le premier qui a vu que les mathématiques existent grâce à des principes a priori et qu’elles sont le résultat de l’activité cognitive du sujet. Ce niveau, c’est le niveau sensible, immédiat, premier, de l’expérience. Pour Kant, l'existence de ces formes pures de l'intuition conditionne la constitution de connaissances synthétiques a priori par le sujet[N 14]. Bref, c'est le détour par l'expérience (sensible) qui m'a permis d'en opérer la synthèse. Critique de la raison pratique (Kritik der praktischen Vernunft) est un ouvrage d'Emmanuel Kant paru en 1788 et traitant de philosophie morale. L'espace, parce qu'il est capable de contenir une quantité infinie de représentations, est bien une intuition et non un concept[37]. Georges Pascal résume la Critique ainsi : « On peut dire de la Critique de la raison pure qu'elle est un inventaire des formes a priori de l'esprit, en tant qu'il est une faculté de connaître ». Son argumentation va donc consister à établir que l'existence de Dieu ne peut être déduite de son seul concept. L'espace est une pure « intuition », pas un concept construit avec des éléments plus simples que lui . théologie rationnelle). Kant va ainsi tenter de montrer qu'il existe, dans la section consacrée à la déduction transcendantale, un cadre a priori de l'intuition, qui sera constitué des formes a priori de la sensibilité- l'« Espace » et le « Temps ». la critique de la cosmologie rationnelle) ; une entité possédant de manière inconditionnée (i.e. En effet, la capacité à ordonner la matière des sensations dont découle pour nous la forme de tout objet ne peut être elle-même sensation, elle doit être a priori dans l'esprit, toute prête à s'appliquer à tous[39]. Il est évident que de tels concepts seront sans utilité pour la seule connaissance scientifique. Il est toujours déjà là, en amont de l'expérience. « Être n'est pas un prédicat réel », affirme Kant. L'espace contient bien les choses, mais uniquement en tant qu'elles peuvent nous apparaître ; en aucun cas, il ne contient les choses en soi. Il ne peut y avoir de canon de la raison pure dans son usage spéculatif mais seulement une discipline ou un "organon" (cf supra). Un jugement est analytique lorsqu'il se contente d'expliciter le contenu d'un concept. En résumé comme c'est par les rapports spatiaux que l'on représente les objets extérieurs, et par les rapports temporels que l'on représente les états internes, tous les objets se situent dans l'espace et toutes les déterminations de nous-mêmes se situent dans le temps[30]. La deuxième porte sur l’existence ou non, d’une entité simple indivisible. qui ne sera pas limitée) de conditions (ce sera, entre autres, la liberté : cf. 2 -La-royauté culture technique et management de projet Statistique - Une expérience aléatoire Probabilité d’un évènement Probabilité conditionnelle Fiche - Kant, Critique de la Raison Pure, Introduction Fiche - Kiki, Philosophie de la connaissance Dissertation - Apprendre à voir Or il n'y a d'intuition que si un objet nous est donné[N 11]. Les antinomies se produisent lorsque la raison tombe dans des conflits insolubles et ne parvient pas à se déterminer en faveur d'une des deux thèses possibles opposées particulières . La réfutation de la psychologie rationnelle est donc, en quelque sorte, la défense d’un des fondements de la « théorie de la connaissance » kantienne. ... à priori aux objets ; savoir : les concepts d'espace et de temps comme formes de la sensibilité, et les catégories comme concepts de l'entendement. L'espace n'est pas un concept, une construction de l'esprit, mais le mode même selon lequel les objets nous apparaissent : une pure intuition présente en nous originairement. « Le temps est une représentation nécessaire qui sert de fondement à toutes les intuitions. Kant remarque que la connaissance débute avec l'expérience sensible sans pour autant s'y réduire et que l'interrogation sur « le phénomène » doit être menée à partir d'une philosophie transcendantale (qui a conscience de la primauté des concepts)[18]. Elle donna lieu notamment, à un autre ouvrage intitulé Les Prolégomènes à toute métaphysique future, ce qui lui permit de mener à bien une refonte de son maître ouvrage dans une seconde édition, enrichie d'une nouvelle préface, en 1787[2]. En d’autres termes, un Idéal est une personnification d’une Idée. Le canon de la raison pure ne concerne donc la raison pure que dans son usage pratique. Selon Kant, il existe un critère infaillible pour distinguer la connaissance a priori : est a priori toute proposition universelle et nécessaire, comme de l'idée, que l'expérience ne nous apprend pas, qu'une chose est ceci ou cela, mais qu'elle ne puisse pas être autre simultanément. Fiche de lecture de 26 pages en culture générale & philosophie : Critique de la raison pure - Kant, 1781-1787. Toutefois un principe peut être tout à la fois « transcendantal » et « transcendant », il en est ainsi de Dieu dans l'ordre transcendantal boucle, « la série des conditions du monde sensible », « quand je dis que tous les corps sont pesants, le prédicat est quelque chose de tout à fait différent de ce que je pense dans le simple concept d'un corps en général. Selon Kant, la Critique de la raison pratique … « Kant appelle « déduction transcendantale » la démonstration qui établit que les objets connus dans l'expérience sont nécessairement conformes à des formes a priori » écrit Georges Pascal[51]. L'adjonction de ce prédicat donne donc un jugement synthétique », « Si je dis par exemple que tout phénomène a une cause, ou que, dans tous les changements du monde matériel, la quantité de matière reste constante, ou encore que, dans toute communication du mouvement, l'action et la réaction doivent être égales l'une à l'autre, j'énonce des jugements universels et nécessaires qui de plus sont synthétiques, puisque le concept de phénomène ne contient pas celui de cause, ni le concept de matière celui de permanence etc. Dans cette section on suivra le plan de l'étude de Georges Pascal spécialiste du philosophe et auteur d'un livre de vulgarisation intitulé Pour connaître la pensée de Kant ayant fait l'objet de multiples rééditions depuis sa première publication en 1947. Dans la Préface à la première édition de la Critique de la raison pure (1781), Emmanuel Kant (1724-1804) établit un parallèle célèbre entre les progrès des sciences exactes et la confusion qui règne dans la « métaphysique », pourtant la plus ancienne et longtemps la … On doit au philosophe Maurice Clavel, un important Essai, paru en 1980 sur la pensée de Kant intitulé Critique de Kant [74] où l'auteur prétend trouver le « non-dit » de la Critique... où il est question de la libérer des préjugés qui la recouvre[N 22] . Parler de « parties du temps » n'a de sens qu'en parlant de limitation d'un temps unique, infini à l'origine, infini car intuitif. Bien plutôt cette unité synthétique des concepts, des catégories présuppose l'unité syndotique originairement intuitive », C'est ce qu'il tente de prouver par une méthode régressive, analytique et intellectuelle, « nous isolerons tout d'abord la sensibilité, en faisant abstraction de tout ce que l'entendement y pense par concepts, pour qu'il ne reste rien que l'intuition empirique. Kant en conclut donc que la thèse selon laquelle "les objets peuvent être connus en eux-mêmes" est intenable. La psychologie rationnelle est, à la base, une des trois branches de la métaphysique telle que l’avait définie Wolff dans son système philosophique. Elle cherche dès lors un principe « absolu ». La géométrie ne procède pas seulement par mesures mais surtout et avant tout par démonstrations. Georges Pascal[32], relève, après Heidegger, que c'est l'« Imagination » qui dans la première version de la Critique, permet d'unir synthétiquement la sensibilité et l'entendement[N 15]. Kant fait avec le temps une analyse semblable que résume Georges Pascal[43]. Kant affirme ici l'existence de trois âges de la raison pure. Aucune chose composée dans le monde n'est constituée de parties simples et il n'existe nulle part rien de simple en elle. Le schématisme vise à rendre homogènes par la médiation le sensible et l'intelligible. La, « la Critique devait exposer les sources et la condition de possibilité de cette métaphysique », « la raison n'aperçoit que ce qu'elle produit elle-même d'après ses propres plans », « ce par quoi une connaissance a priori est possible », « Quand je dis tous les corps sont étendus, c'est là un jugement analytique, car je n'ai pas besoin de sortir du concept que je lie au mot corps pour trouver l'étendue unie avec lui ; il me suffit de le décomposer, c'est-à-dire de prendre conscience des éléments divers que je pense toujours en lui pour trouver ce prédicat », « la grande découverte de Kant, celle qui donne toute sa portée à sa « révolution copernicienne », c'est qu'il existe une troisième sorte de jugements, les jugements synthétiques, « Les catégories ou concept purs sont des manières pour l'esprit humain d'ordonner le divers donné dans l'intuition », « nous ne connaissons (a priori) des choses que ce que nous y mettons nous-mêmes », « de quelque manière et par quelque moyen qu'une connaissance puisse se rapporter à des objets, le mode par lequel elle se rapporte immédiatement à eux et que toute pensée prend comme moyen pour les atteindre est l'intuition », « la connaissance de tout entendement est donc une connaissance par concepts non intuitive », « Intuition et concepts constituent donc les éléments de notre connaissance; de sorte que ni des concepts, sans une intuition qui leur corresponde de quelque manière, ni une intuition sans concepts, ne peuvent donner une connaissance », « comme l'acte unificateur des deux modes de connaissances que sont l'intuition et la pensée », « La première est un pouvoir de synthèse transcendantal qui rend possible la connaissance, « est une représentation et plus particulièrement une forme «, « il est impossible de tirer d'un simple concept des propositions qui le dépassent, comme cela arrive pourtant en géométrie. Copernic, qui, voyant qu'il ne servait de rien, pour expliquer les mouvements des corps célestes, de supposer que les astres se meuvent autour du spectateur, essaya s'il ne vaudrait pas mieux supposer que c'est le spectateur qui tourne, et que les astres restent immobiles. « C'est l'imagination qui met en œuvre le schématisme ». Là est le fond de cette « révolution copernicienne » que Kant se flatte d'avoir introduite en philosophie[N 5]. Les formes a priori de la sensibilité ou intuitions pures (indépendantes de toute expérience) sont l'« espace » et le « temps ». A contrario l'entendement n'est pas un pouvoir d'intuition , il ne peut penser (produire des représentations) qu'à partir des objets fournis par la sensibilité, « la connaissance de tout entendement est donc une connaissance par concepts non intuitive »[24]. Elle est considérée comme son œuvre majeure, la plus lue, peut-être la plus difficile, commentée, étudiée et la plus influente. « À la critique de la raison, vue comme simple propédeutique, devait succéder selon certains héritiers, le système de la raison, la science proprement dite procédant d'un principe unique »[72]. L’introduction est, avec les deux préfaces (surtout celle de 1787), le passage le plus important pour comprendre le projet général de Kant dans la Critique de la raison pure. L'espace est donc une « représentation nécessaire a priori qui sert de fondement à toutes les intuitions extérieures ». Dans la Critique de la raison pure, Kant opère la synthèse entre les traditions rationalistes et empiristes. Il s’agit de la discipline qui analyse les propriétés de l’âme a priori c’est-à-dire sans recourir à l’expérience. Comme la connaissance ne peut résulter que de l'union de ces deux racines il reste à comprendre le processus de la synthèse[20]. Il faut d’abord différencier la raison de la faculté de juger (Urteilskraft) qui permet de subsumer un objet particulier sous un prédicat. D'autre part, il faut bien disposer préalablement d'un cadre spatial si l'on veut comprendre comment deux objets identiques sont cependant différents[41]. Le criticisme consiste historiquement dans une synthèse des deux âges précédents; il veut réaliser la paix perpétuelle entre ces deux courants, et, par extension, en philosophie. Le principe de la résolution de la troisième et de la quatrième antinomies est lui aussi identique. C'est à partir de l'exemple des Mathématiques et de la Physique que Kant a compris les changements de perspective qui s'y sont produits quant à l'attitude de la raison, qui au lieu de se laisser docilement instruire par l'expérience, questionna la nature, conformément aux exigences de la raison et découvrit ainsi ses lois[9]. Kant pense que le concept d'espace ne peut pas être dérivé de notre expérience concrète puisqu'il est présupposé dans cette expérience elle-même[38]. Même si le « schème » du concept de maison ne peut être décrit, il est, néanmoins, à l'œuvre « implicitement » dans toute perception de maison[62],[N 21]. L'étude des « Intuitions pures »[N 9], ou « formes a priori de la sensibilité », qui sont des expressions équivalentes, constitue l'objet de l'Esthétique transcendantale[N 10]. Il faut quelque chose comme le temps et l'espace qui tels des cadres universels permettent de percevoir les choses. On parle alors de forme a priori ou, ce qui est dans l'esprit de Kant équivalent, d'« Intuition pure. Les formes a priori de l'entendement sont les catégories. « Abstraction faite de notre constitution subjective toutes les propriétés temporelles et spatiales des objets s'évanouissent avec le temps et l'espace eux-mêmes »[49]. La quatrième antinomie se rapporte à l'existence ou non de Dieu. Kant reprend la vieille distinction philosophique du « sensible » et de l'« intelligible », la Sensibilité sera la « faculté des intuitions », l'Entendement en grec Logos d'où la Logique qui deviendra la « faculté des concepts » note Georges Pascal[22]. Le temps et l’espace ne peuvent donc être considéré comme des êtres existants en soi. En eux-mêmes, 100 thalers possibles et 100 thalers réels ont exactement la même valeur" nominale". « Une connaissance est dite a priori, si elle est indépendante de l'expérience, a posteriori, si elle en dépend ». On entre avec eux dans "l'adolescence de la raison", adolescence qui est aussi une période d'errance et de nomadisme, car il n'y a plus de connaissances qui soient assurées, définitives. Le traitement de la métaphysique dans toute la Critique apparaît donc ici : Kant aurait voulu en faire une science, au même titre que les mathématiques ou la physique. Elle est considérée comme son œuvre majeure, la plus lue, peut-être la plus difficile, commentée, étudiée et la plus influente. Heidegger[29] dans son commentaire propose d'appeler cette synthèse a priori, pour la différencier de la première, une « syndosis »[N 13]. Le monde a un commencement dans le temps et est limité d’un point de vue spatial. Mais pour obtenir ce tableau, dit Kant, il faut avoir un fil directeur. Or, constate Kant, si l'entendement est instruit par des règles le jugement lui-même, savoir si telle ou telle chose peut être subsumée dans la règle ne peut pas être appris , il relève d' « un don particulier ». tout ce qui contient des fins est l'œuvre d'une intelligence ; or le monde contient des fins : des êtres organisés, les beautés de la nature, le fait que les produits de la nature soient destinés à l'homme ; donc il existe une intelligence supérieure à l'origine du monde (Dieu). Roger Verneaux, spécialiste de la pensée d’Emmanuel Kant, a publié une critique appréciée par ses pairs[75] : Critique de la Critique de la raison pure de Kant, nouv. Dans un siècle dominé par le culte de la science, le philosophe a pour but de sauver la philosophie spéculative en examinant les limites de la raison. Un principe transcendant au contraire s'élever au-dessus du champ de l'expérience. L'existence nécessaire n'est pas une propriété des choses mêmes, une propriété qui puisse appartenir ou non à leur concept ; elle est seulement "la modalité" d'un jugement. L’antithèse, par contre, sera vraie d’un point de vue phénoménal, c’est-à-dire si l'on considère les objets tels qu’ils nous sont donnés dans l’expérience. Le jésuite Benoît Stattler (en) (1728–1797) publie son Anti-Kant en 1788. « Les catégories ou concept purs sont des manières pour l'esprit humain d'ordonner le divers donné dans l'intuition »[16]. Déduction transcendentale de lusage expérimental uni, Résultat de cette déduction des concepts de lentendement, Du schématisme des concepts intellectuels purs, Système de tous les principes de lentendement pur, Première analogie Principe de la permanence des substances. (1re éd. Par contre on ne peut pas la connaître (erkennen) comme on connaît des théorèmes mathématiques ou des lois physiques. 100 thalers possibles ne valent en soi pas plus ni moins que 100 thalers réels. Au point de départ il y a une sensation qui déclenche une « intuition empirique » dont l'objet sera le phénomène. L'espace n'est pas la condition de la possibilité des « choses en soi », mais seulement la condition de leur manifestation à notre esprit[41]. Elle est la méthode (chemin), non la science elle-même, … La Critique de la raison pure a révolutionné notre rapport à la connaissance. Ce document a été mis à jour le 22/04/2015 Arjakovsky, F. Fédier, H. France-Lanord, IPC - Facultés libres de philosophie et de psychologie, http://de.wikisource.org/wiki/Seite:Kant_Critik_der_reinen_Vernunft_856.png, La philosophie kantienne de la connaissance, article Espace Dictionnaire des concepts philosophiques. En tentant donc d'unifier par des principes la connaissance conditionnée par l'expérience et par l'entendement elle va opérer un mouvement partant de principes immanents pour aller vers des principes transcendants, c’est-à-dire, dépassant toutes les limites de l'expérience. Kant explique que la thèse et l’antithèse de ces deux antinomies sont contraires (et non contradictoires, à la différence des deux premières antinomies). De quoi facilement trouver votre article La Critique De La Raison Pure pas cher sans passer par la case "code promo". Celles-ci, dit-il, peuvent être ramenées à trois : La preuve ontologique s'appuie sur le seul « concept » de Dieu pour en déduire l'existence. La première est négative : elle délimite le champ légitime de nos connaissances, et ne s'applique donc alors qu'au champ théorique. En ce sens, elle continue d'offrir à la modernité philosophique un autre destin que celui qui la conduisait vers l'affrontement stérile de la spéculation et de sa simple dénégation. La thèse de Kant est qu'il existe un cadre a priori dans lequel les objets seulement peuvent, selon l'expression heideggérienne, nous « faire encontre » et qui permet leur représentation. Dieu et l'immortalité, même sils sont des concepts qui se rattachent à la liberté, restent néanmoins encore des postulats indémontrables : on doit juste en « admettre la possibilité au point de vue pratique ». Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Notre « faculté de connaître » dérive de deux sources de nature différentes, d'une part d'une réceptivité c'est-à-dire d'une sensibilité ou « faculté des intuitions » et d'autre part d'une spontanéité située dans l'entendement, autrement nommée, « faculté des concepts »[15]. », Est pure pour Kant une connaissance à laquelle n'est mêlé rien d'étranger, c'est-à-dire lorsque l'on n'y trouve aucune expérience ou sensation et, « Nous commencerons par isoler la sensibilité, en faisant abstraction de tout ce que l'entendement y ajoute et y pense par ses concepts, de telle sorte qu'il ne reste que l'intuition empirique. L'une et l'autre source comportent des modes a priori. Or, il va utiliser ce fait comme le point de départ d’une preuve négative (ou, plus exactement, d'une preuve par l’absurde) de la validité de la révolution copernicienne. La raison permet elle aussi de subsumer un concept sous un prédicat. Analytique transcendantale. éd. On ne peut concevoir des temps différents que comme parties d'un même temps dont la représentation est intuitive. L'Ésthétique transcendantale est essentiellement consacrée à l'examen de deux formes de l'intuition sensible à savoir « l'espace » et « le temps » dont Kant expose les concepts selon deux approches, l'approche métaphysique classique et l'approche transcendantale[N 17].